C’est ce qui permet d’assurer un fonctionnement optimal des structures et des ressources pour une meilleure santé des animaux et une gestion plus rationnelle de l’exploitation.


Tout participe à l’efficacité du système :

    • des abris propres et secs pour les animaux ou le matériel, et une même exigence pour les abords extérieurs et les espaces de pâturage.
    • une alimentation saine, aussi naturelle que possible, variée, abondante, produite par des terres entretenues et irriguées de manière raisonnée.

C’est un système d’exploitation qui exige beaucoup de présence et d’attention de la part de l’éleveur, mais c’est aussi une grande source de satisfaction, de pouvoir se rendre et travailler chaque jour dans un environnement qui respire le bien-être et la vie.

Le choix de 2 parcours par cabane

Pourquoi ce choix ?

  • Pour garder un des 2 parcours toujours propre ;
  • Pour avoir une pâture toujours abondante, tendre et poussante ;
  • Parce que c’est très bénéfique pour les volailles de changer d’environnement en changeant de parcours. Les volailles sont délarguées dans un des 2 parcours, en fonction de la météo du jour (pluie, vent…) surtout en période hivernale ;
  • Et, cela me permet de pouvoir sortir les poulettes et pintades d'un côté et les coqs de l'autre côté une fois le lot sexé.

Pendant que les volailles sont sur un parcours, l’autre est entretenu, tondu, arrosé, sans que les volailles soient mouillées.

Les volailles sont élevées au grand air car un gros travail de clôture électrifiée me permet, en période estivale (de mi-mars à fin octobre), de ne pas fermer les trappes.

Et bien-sûr, j’ai suivi mes convictions de départ : « zéro désherbant », « zéro phyto » sur les 2,5 ha dédiés aux volailles. Cela me fait beaucoup de travail d’entretien des clôtures et bordures au rotofil.

Le système d'irrigation

Je fais partie des 13 agriculteurs de l’ASA de Luc qui utilisent l’eau du lac de Brienne à coté de Planèze pour arroser mes parcours.

Cela représente 30 km de réseau enterrés pour l’acheminement de l’eau en limite de propriété de ma parcelle de 2.5 ha, dédiée uniquement à mon élevage.

A l'aide d'un petit tracteur, je déplace mon petit enrouleu de stade tous les jours de façon à couvrir intégralement les 2,5 ha en 6 passages.

Pour éviter les pertes par évaporation, l'arrosage se fait à 95% la nuit.

Au même titre que mes collègues, j’arrose les parcours enherbés pour diminuer la consommation d’aliment (entre 10 et 15%). Ce système coûteux au départ me permet d’assurer une qualité optimale pendant la période critique des fortes chaleurs (de mi-juin à mi-septembre).

Les structures

  • J’ai 6 cabanes de 60m² dédiées aux poulets et pintades, qui vivent mélangés ensemble. En effet, les poussins arrivent à seulement 1 jour, et vont directement dans ces cabanes aménagées (pré-chambre intermédiaires, installation gaz pour le chauffage) dans les meilleures conditions.
    Les pintades démarrées (8,5 semaines) rejoignent les poulets au bout de 6 semaines.
    • 1 cabane de 60m² séparée en 2, dédiée à l’élevage des chapons et pintades chaponnées, de début Août à fin Décembre.
    • 1 cabane de 60m² dédiée uniquement à l'élevage des noires et grises.
    • 1 cabane de 60m² qui fait office de « bergerie » pour mes brebis plein air.
  • Enfin, un dernier bâtiment dédié :
       > au stockage de l’alimentation animale, de la paille, du foin pour les brebis,
       > au stockage du matériel motorisé et d’irrigation,
       > au système « Ruols’ Drive ».

 

(De nombreux travaux et investissements ont été financés à hauteur de 50 % par le plan biosécurité grippe aviaire venant de la région Occitanie.)

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